Jeudi 8 octobre 2026, les élèves de Première TCVA (Technicien Conseil en Vente Alimentaire) du LAP François-Xavier ont participé à la Fête de la science sur le campus de l’Université Marie et Louis Pasteur, en Franche-Comté. Une journée riche en découvertes, en expériences et en rencontres avec des scientifiques, qui leur a permis de mieux comprendre les liens entre les sciences, la biodiversité et les matières étudiées au lycée.
En forêt, chaque arbre compte pour le climat !
Comment la composition d’une forêt influence-t-elle la température sous les arbres ? C’est ce que cherchent à comprendre les scientifiques qui étudient le microclimat forestier.
Sur ce stand, nous avons appris que la température varie selon la densité des arbres, la structure de la forêt et la présence de différentes strates de végétation. Les feuilles, les branches et les troncs modifient l’ensoleillement, l’évaporation et la circulation de l’air.
Nous avons également visité l’Observatoire des forêts comtoises, consacré au suivi de leur état de santé. Plusieurs indices permettent de repérer les déséquilibres et les organismes qui influencent la vie des arbres. Nous avons découvert le rôle des champignons et de leurs réseaux de mycélium dans les sols forestiers. Ces réseaux participent à la décomposition de la matière organique et, dans le cas des champignons mycorhiziens, à des échanges de nutriments et d’eau avec les racines des arbres.
La forêt est donc un milieu vivant, où les interactions entre espèces peuvent être bénéfiques ou défavorables selon les conditions. Comprendre ces relations permet de mieux suivre son évolution et de préserver son équilibre.
Des animaux qui se déplacent… et des paysages à préserver
Comment les animaux se déplacent-ils pour se nourrir, se reproduire ou trouver de nouveaux territoires ? C’est la question à laquelle nous avons commencé à répondre sur le stand d’un géomaticien, un spécialiste qui utilise notamment l’informatique, les cartes et les données géographiques pour étudier les territoires. Grâce aux images satellites, aux cartes et à des logiciels comme Graphab, les scientifiques peuvent étudier les réseaux écologiques. Ils identifient les habitats des espèces ainsi que les corridors écologiques, ces espaces qui permettent aux animaux de circuler entre différents milieux naturels. Chaque aménagement comme la création d'une autoroute, montre que protéger la biodiversité demande de comprendre les besoins des espèces et de trouver des solutions adaptées à leur taille, à leurs déplacements et à leur habitat.
Les sédiments : une mémoire de l’environnement
Autre découverte passionnante : l’étude des sédiments, ces particules qui s’accumulent progressivement au fond des lacs et d’autres milieux naturels. À l’aide d’un carottier terrestre ou aquatique, les scientifiques prélèvent des colonnes de sédiments appelées carottes. Les couches les plus profondes sont généralement les plus anciennes. Leur analyse permet ainsi de reconstituer une partie de l’histoire d’un milieu naturel.
Plusieurs disciplines contribuent à ce travail.
L’écotoxicologie étudie les effets des polluants sur les organismes vivants. Les scientifiques peuvent notamment observer des vers de vase vivant dans les sédiments et rechercher des signes d’exposition aux polluants, comme des anomalies de croissance ou des déformations.
La palynologie consiste à étudier les pollens conservés dans les sédiments. Après préparation des échantillons, notamment par centrifugation, leur identification et leur comptage permettent de retrouver des indices sur la végétation présente à différentes époques et sur l’évolution des paysages.
La paléogénomique permet d’étudier l’ADN ancien. Les chercheurs extraient de minuscules quantités d’ADN. La comparaison avec des bases de données aide à identifier les organismes auxquels ils appartiennent.
Nous avons ainsi découvert qu’un simple échantillon de sédiment peut contenir des informations précieuses sur la biodiversité passée, les changements environnementaux et la pollution.
Les tourbières : des milieux naturels précieux pour l’eau et le carbone
Les tourbières sont des milieux humides particuliers, caractérisés par l’accumulation de matière végétale peu décomposée. Lorsque le sol reste saturé en eau et que les conditions limitent l’activité des organismes décomposeurs, les végétaux morts se dégradent lentement et peuvent former de la tourbe.
Mais cet équilibre est fragile. Lorsque l’être humain creuse des fossés pour drainer une tourbière, l’eau s’évacue et l’air pénètre davantage dans le sol. La matière organique se décompose alors plus rapidement, ce qui peut libérer le carbone accumulé depuis longtemps sous forme de gaz à effet de serre.
Sur ce stand, les élèves ont découvert différentes méthodes d’analyse des sols et de l’eau : mesure de l’humidité, de la densité apparente, du taux de matière organique et du taux des cendres. Ces mesures permettent de mieux caractériser les sols tourbeux et leur état de conservation.
Cette visite nous a rappelé qu’un milieu qui peut sembler marécageux ou peu accueillant constitue en réalité un patrimoine naturel important pour le stockage de l'eau et du carbone, qu’il est nécessaire de protéger.
Un voyage extraordinaire grâce à la réalité virtuelle
Après une visite rapide du BIOME (liane de vanille, un cacaoyer, un caféier) , place à l’immersion et à l’émerveillement !
Dans une salle équipée de dispositifs de réalité virtuelle, les élèves ont pu vivre des expériences surprenantes. Ils se sont retrouvés sur la Grande Muraille de Chine, sur la planète Mars, au cœur des cellules ou encore dans un tableau de Van Gogh. Ils ont également plongé dans l’ambiance d’un concert du groupe Imagine Dragons.
Une autre façon d’apprendre, en mobilisant les sens et en donnant vie à des univers qu’il serait difficile d’explorer autrement !